Psychologie positive de la sexualité

 

La sexualité des personnes heureuses n’a rien d’extraordinaire. Il n’est pas nécessaire d’être sexuellement performant pour être heureux, ni d’être toujours satisfait, ni de ne jamais avoir de défaillance sexuelle. Les femmes ont le droit de ne pas avoir envie de faire l’amour et de ne pas avoir d’orgasme. Les hommes ont les mêmes droits, ils ont aussi le droit de bander mou ou d’éjaculer trop vite. Neuf hommes sur dix aiment regarder de temps à autre un film pornographique ; seule la consommation excessive de film pornographique peut être pathologique.

 

L’orgasme féminin dépend de cinq conditions : le lâcher prise, l’extase, les mouvements corporels, la décharge physiologique et la compétence du partenaire. L’orgasme n’est pas une condition nécessaire au bonheur. Il y a des femmes malheureuses qui ont des orgasmes et des femmes heureuses qui n’en ont pas. Dans les deux cas, il ne s’agit pas d’exemples isolés mais de groupes très importants.

 

Les couples heureux ont souvent une façon différente, plus souple, de gérer les relations extraconjugales. Les personnes heureuses espèrent que leur conjoint n’aura pas une relation sexuelle avec une autre personne, mais que si cela arrive, ils essaieront de voir s’ils sont capables de surmonter l’épreuve. Les personnes moins heureuses ont tendance à penser qu’elles ne le supporteront pas. Les personnes heureuses espèrent ne pas tromper leur conjoint, mais si cela arrive essaieront de lui faire le moins de mal possible. Les personnes moins heureuses ont tendance à penser que cela n’arrivera jamais.